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Le nouveau Grand Maître du GODF s'exprime sur l'avenir de la République

Le Nouveau Grand Maître du Grand Orient de France Prône l'Ouverture et l'Engagement Républicain.


Le 7 septembre 2023 - Guillaume Trichard, le nouveau Grand Maître du Grand Orient de France (GODF), a exprimé son inquiétude quant à la montée de l'extrême droite et sa volonté d'ouverture pour "montrer que la franc-maçonnerie n'est pas secrète".


À 47 ans, Trichard est devenu le Grand Maître du GODF le 25 août, prenant la tête de la plus ancienne obédience maçonnique française, qui célèbre cette année ses 250 ans sous l'appellation "Grand Orient de France".


Dans une interview accordée au magazine Le Point, Trichard a tenu à démystifier certains clichés sur son obédience en soulignant que "toutes les classes sociales et professionnelles sont représentées" au sein du GODF.


Actuellement, le GODF compte 52 500 membres et 1 392 loges.


Trichard a noté une augmentation des candidatures spontanées de jeunes âgés de 20 à 30 ans au cours des trois dernières années, attribuant ce "rebond" à la "politique d'ouverture" visant à montrer que la franc-maçonnerie "n'est pas secrète".


En tant que Grand Maître, Trichard souhaite continuer à promouvoir cette ouverture et prévoit des "journées utopia masonica" au printemps prochain, où les loges seront encouragées à ouvrir leurs portes et à organiser des expositions, des concerts et des débats.


Ces événements visent à montrer que la franc-maçonnerie est engagée dans la société.


Trichard a exprimé sa préoccupation concernant la montée du populisme en Europe, en particulier en prévision des élections européennes de 2024 et de la commémoration de la Libération.


Il craint que "des partis d'extrême droite, dans une Europe en guerre, soient à nouveau vainqueurs dans certains pays" et voit des "risques pour les municipales de 2026 et la présidentielle de 2027" en France.


"Loges féminines" - "Les quatre piliers de notre République indivisible, laïque, démocratique et sociale semblent mis à mal", affirme-t-il devant un buste de Marianne, dans ce temple dont la voûte s'orne de la devise "Liberté Égalité Fraternité".


Après le mouvement des Gilets jaunes "cette crise sociale qu'on a retrouvée avec les grandes manifestations contre la réforme des retraites existe toujours", avertit l'ancien responsable de l'Unsa.


En France "on a le sentiment que notre République est aujourd'hui menacée, notamment par le risque très probable d'accession au pouvoir de l'extrême droite" ajoute-t-il, voyant "des risques pour les municipales de 2026 et présidentielle de 2027".


Ce parcours syndical "fait que la justice sociale est dans mon ADN. Mais elle est aussi dans l'ADN du Grand Orient de France depuis des décennies".


"Une République, pour qu'elle soit forte, a besoin de services publics forts. Les francs-maçons feront des propositions, sur l'accès aux soins, l'école, la police, la justice... tant qu'on n'aura pas répondu concrètement à ces problématiques qui donnent le sentiment à des Français d'être oubliés par la République, il ne suffira pas de brandir des grands mots pour arrêter la croissance de l'extrême droite", avertit-il.


"Nous estimons qu'il faut réparer la République", martèle le responsable qui donne au GODF un rôle de "sentinelle": "Nous ne sommes pas un parti politique, pas une organisation syndicale, mais une organisation qui vise à transmettre un certain nombre d'idées dans le débat public".


Alors que la rentrée est marquée par un débat sur la laïcité, il se dit "évidemment" pour l'interdiction de l'abaya à l'école, mais l'assure: "l'important à présent est d'accompagner les enseignants" pour que l'école "reste ce lieu de neutralité religieuse mais aussi politique".


Quant à la féminisation de l'obédience, lancée en 2010, Guillaume Trichard souligne la "liberté" laissée aux loges en la matière: "certaines sont masculines, d'autres mixtes et peut-être aurons-nous des loges féminines".


L'obédience compte 6.147 "soeurs" et trois d'entre elles viennent d'être élues au Conseil de l'ordre.


"On peut imaginer que dans quelques années une soeur sera Grand maître" puisque, rappelle Guillaume Trichard, "nous ne féminisons pas les titres".


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